La sécurité

Au cours de ces dernières années, les médias ont publié nombre d’articles sur les femmes porteuses d’implants mammaires qui étaient atteintes de maladies auto-immunes ou de cancers du sein.

Études sur la sécurité

Des études sur la sécurité des implants mammaires ont été menées en parallèle par des membres respectés du corps médical et des organismes de médico-vigilance.

 

 

Malgré le fait que plusieurs grandes études sérieuses ont démontré depuis des années que les implants mammaires ne présentaient pas de risques pour la santé (voir références plus bas) certaines conditions rares méritent d’être clarifiées.

 

1-Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LACG-AIM) est une entité qui est apparue il y a moins de 10 ans. Les lymphomes anaplasiques à grandes cellules sont une forme extrêmement rare de lymphomes pouvant se développer à partir de la cicatrice interne qui se forme autour des implants mammaires. Il ne s’agit pas d’un cancer du sein mais plutôt d’un lymphome. Cette maladie est étudiée et connue depuis maintenant 10 ans. Il y a environ 700 cas recensés en 10 ans dans le monde entier.  La science a associé ce lymphome aux prothèses mammaires texturées si bien que Santé Canada au printemps 2019 a suspendu la licence du fabriquant Allergan qui fabrique et distribue ce genre de prothèses. Trois mois plus tard Allergan a complètement retiré du marché mondial sa prothèse texturée. Nous n’utilisons pas ce genre de prothèses et nous n’offrons que des prothèses lisses.

2- Des reportages télévisés récents ont rouvert le débat sur le développement de maladies auto-immunes comme le lupus ou l’arthrite rhumatoïde chez les patientes porteuses d’implants mammaires remplis de silicone. Des molécules de silicone pourraient, selon certaines théories, stimuler le système immunitaire à produire des anticorps et prédisposer les femmes porteuses d’implants au développement de ces maladies. Bien que la majorité de la littérature scientifique ne supporte pas cette association certaines études épidémiologiques récentes soulèvent cette question. Il serai possible que des patientes présentant deja des predispositions à ces maladies puissent les développer. Des études sont en cours pour confirmer ou infirmer ces hypothèses.

3-  Certaines patientes sont convaincues que leur implants mammaires (aussi bien au silicone qu’à l’eau saline) leur causent une myriade de symptômes non spécifiques comme de la fatigue chronique, de l’insomnie ou de la prise de poids.  Largement rapporté par les medias sous le terme Maladie des Implants Mammaires et bien que certaines patientes se disent soulagées par le retrait de leur implants la science n’est pas en mesure de corroborer ni d’expliquer ces symptômes. Des études supplémentaires sont actuellement en cours.

Institute of Medicine

En juin 1999, le National Academy Institute of Medicine a publié un rapport dont la conclusion était : « A l’occasion de l’examen des données épidémiologiques, le Comité a noté qu’il y a plus de 1,5 million de femmes adultes de tous âges qui, aux Etats-Unis, sont porteuses d’implants mammaires et certaines seraient susceptibles d’être atteintes de connectivites, de cancers, de maladies neurologiques ou autres symptômes ou affections systémiques. Les données disponibles permettent de penser que ces maladies ou affections ne sont pas plus répandues parmi les femmes porteuses d’implants que parmi les femmes non porteuses d’implants. » Le texte complet de ce rapport, « Information for Women About the Safety of Silicone Breast Implants – A Report of a Study by the Institute of Medicine », est disponible à l’adresse Internet suivante: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK44778/

Independent Review Group

Le Independent Review Group (IRG) sur les implants mammaires remplis de gel à la silicone a été réuni par le Chief Medical Officer du Royaume-Uni pour étudier les éventuelles conséquences sur la santé des implants mammaires au gel de silicone. Les membres de l’IRG ont été sélectionnés pour leur impartialité, leur connaissance et leur compréhension des questions étudiées ainsi que pour leur absence d’intérêts financiers dans les conclusions du rapport.

Présidé par le professeur en médecine Roger D. Sturrock, FRCP (Fellow of the Royal College of Physicians), le comité a conclu qu’il n’existe pas de données scientifiques permettant d’établir qu’il existe un lien entre les implants mammaires remplis de gel de silicone et les connectivites avérées. Le rapport complet est disponible sur Internet à l’adresse suivante : www.silicone-review.gov.uk.

European Committe on Quality Assurance and Medical Devices in Plastic Surgery (EQUAM)

En juillet 1998, le Comité européen sur l’assurance qualité et les dispositifs médicaux (EQUAM) en chirurgie plastique a publié un rapport dont les conclusions étaient : « Des données scientifiques—cliniques, immunologiques, épidémiologiques—concluantes indiquent que les implants mammaires remplis de gel de silicone ne causent aucune maladie auto-immune ou maladie des tissus conjonctifs. » Le rapport ajoutait : « Les études les plus récentes continuent à démontrer que les implants remplis de gel de silicone ne provoquent pas de cancers ou autres affections malignes. »

Site de Santé Canada sur l’approbation des prothèses mammaires :

http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/media/nr-cp/2006/2006_103_f.html

Breast Implants and Breast Cancer: A Review of Incidence, Detection, Mortality, and Survival.

Plastic & Reconstructive Surgery. Silicone Breast Implants: Outcomes and Safety. 120(7) Supplement 1:70S-80S, December 2007. – Deapen, Dennis Dr.P.H.

Summary: Soon after breast implants were commercially introduced over 30 years ago, questions about potential carcinogenicity were raised. Indeed, female breast cancer incidence rates in the United States have increased substantially over that period. Of the several published studies from various countries that have formally investigated the risk of breast cancer among augmentation mammaplasty patients, none show any evidence of increased risk. In fact, most find lower than expected risk, some with statistically significant reductions. Similarly, breast cancer mortality among these patients is generally found to be below that expected of other similar women. Delayed detection of breast cancer is a concern for these patients because implants can interfere with mammography. However, using indicators such as stage at diagnosis and tumor size, current research shows that augmentation patients do not experience delayed detection. Furthermore, several comparisons of post-breast cancer survival of augmented versus nonaugmented patients have found no significant differences.

In summary, breast implants are not associated with an increased risk of breast cancer incidence or death, and these patients do not experience delayed detection or poorer post-breast cancer survival. (C)2007American Society of Plastic Surgeons

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